Nous suivre Stores & Fermetures

Interview

Salon BePositive 2021 : « concrétiser l’accélération de la transition énergétique ! »

La rédaction

 

Organisé par le département Green Tech+ de GL events Exhibitions Operations - qui gère également 6 autres manifestations, dont Eurobois et Paysalia, BePositive a lieu tous les deux ans à Lyon.

Les chiffres de l’édition 2019 :

• 651 exposants et marques

• 30 000 professionnels visiteurs

• 25% d’exposants internationaux

• 80% de visiteurs décideurs

• 1 033 rendez-vous d’affaires

• + 80% de conférences et tables rondes

Soyez le premier à réagir

Soyez le premier à réagir

Salon BePositive 2021 : « concrétiser l’accélération de la transition énergétique ! »

© Alexandre Moulard

BePositive, le seul salon français exclusivement dédié aux enjeux et aux solutions de la transition énergétique, se tiendra du 2 au 4 mars 2021 à Eurexpo-Lyon. Il s'organisera autour de quatre secteurs principaux : les nouveaux systèmes énergétiques ; l'énergie dans le bâtiment ; le bâtiment durable et le bois énergie. Le smart, les matériaux biosourcés et l'emploi-formation en seront le fil rouge. À huit mois de son ouverture, sa directrice, Florence Mompo, partage sa vision des conséquences de la crise sanitaire, des perspectives pour les secteurs de la transition énergétique et du rôle du salon dans ce contexte.

Quelle est votre vision de la période inédite que nous traversons ?

Cette crise sanitaire, qui se transforme en crise économique et sociale, a évidemment été un choc par sa soudaineté et la remise en question globale de nos façons de vivre, de consommer, de travailler... L’incertitude qu’elle engendre pèse sur la reprise économique, et si nous voyons déjà ses conséquences immédiates : tensions internationales, récession et hausse du chômage, grandes difficultés pour de nombreux secteurs. Il y a aussi des effets positifs. Après une période de privation, on assiste à une reprise de l’activité et de la consommation stimulée par des plans d’investissement massifs. On voit des engagements de bons sens autour du local, des enjeux de l’économie circulaire et du réemploi, ou tout simplement de la place de l’individu dans notre développement. Le confinement a mis en lumière la nécessité de privilégier la santé, le confort, le bien-être des gens, par exemple, dans la conception des logements et des bâtiments tertiaires. La performance thermique, la qualité de l’air, l’acoustique, et plus basiquement, l’aménagement et le mobilier, sont plus que jamais des éléments à prendre en compte, comme le lien entre le physique et le digital. La généralisation du télétravail en est un exemple criant, c’est d’ailleurs l’un des héritages majeurs de cette période. Et puis humainement, il y a pour chacun, un besoin d’échanges et de convivialité qui est très fort en ce moment !

Quels sont les échos qui remontent des acteurs des différentes filières présentes sur le salon ?

C’est assez hétérogène parce qu’en fonction du secteur d’activité, les feedbacks ne sont pas du tout les mêmes. Sur la partie des nouveaux systèmes énergétiques, après les deux ou trois premières semaines de sidération que l’on a tous vécues, les entreprises se sont rapidement réorganisées et se sont remises dans des perspectives de développement. On parle beaucoup de la transition énergétique comme levier majeur de la reprise économique, mais elles ont besoin d’actions concrètes et elles sont dans l’expectative de ce que va donner, par exemple, le Green Deal. Les retours que j’ai d’un secteur comme le photovoltaïque me font dire qu’aujourd’hui il n’y a pas de ralentissement, mais que les inquiétudes des acteurs portent sur les mois à venir dû à l’arrêt de l’activité commerciale pendant près de 3 mois. Et puis, on le sait, le secteur du bâtiment craint de payer un lourd tribut à cette crise. L’ensemble des mesures que les sociétés doivent mettre en œuvre pour pouvoir redémarrer va les freiner pour retrouver le rythme de l’avant-Covid-19. Et à cela s’est ajouté le report des élections municipales alors que de nombreuses entreprises dépendent de la commande publique... Mais je tiens à saluer la façon dont les dirigeants et les entrepreneurs ont géré la situation. Ils ont une nouvelle fois prouvé leur capacité à rester ancrés dans la réalité du moment, tout en se montrant hyper agiles pour prendre les bonnes décisions en faveur de la santé de leurs salariés et de leur entreprise.

Cette situation interroge sur ce que doit être la ville de demain. Quelles sont les erreurs à ne pas commettre ?

Quel modèle voulons-nous pour demain ? C’est effectivement la vraie question que nous devons collectivement nous poser. Et cette période nous donne l’opportunité de l’imaginer avec un œil différent en prenant vraiment en compte les aspirations des gens. Mais le risque, vu la dynamique de la reprise, est, comme au lendemain de la crise de 2008, de se replier uniquement sur les facteurs économiques et sur la finance, de faire passer la dimension environnementale au second plan, sans tirer les enseignements de ce qui s’est passé. Alors qu’au contraire c’est à chacun – responsables politiques, organisations professionnelles, industriels, entreprises, artisans, salariés, etc. –, d’avoir la volonté d’en sortir par le haut.

Quelle est la place de la transition énergétique dans ce nouveau modèle?

Elle est centrale. Elle correspond aux aspirations actuelles. On sent d’ailleurs une prise de conscience progressive, globale, sur les questions liées à la préservation de l’environnement, au climat, à l’alimentation et aussi au gaspillage de l’énergie. Cette prise de conscience de la population doit être encouragée avec de l’information et de la pédagogie et, sans attendre, les mesures économiques et les aides versées aux entreprises par les pouvoirs publics doivent favoriser la transformation vers un monde durable et résilient. Il faut encourager toutes les filières à œuvrer ensemble, en dialoguant, en développant des innovations et en diffusant des solutions technologiques économes en ressources et en impacts sur l’environnement. Les axes de développement sont identifiés : les infrastructures durables avec les énergies renouvelables et des mobilités propres, la rénovation énergétique des bâtiments et la lutte contre les “passoires thermiques”, l’économie circulaire et les circuits courts, ainsi que le numérique responsable. Ce seront d’ailleurs les enjeux majeurs traités lors de l’édition 2021 du salon BePositive.

Justement, quel est le rôle d’un salon comme BePositive dans cette évolution ?

Je dirais d’abord que les salons, les rencontres professionnelles, les congrès, les évènements auront un rôle prépondérant dans la reprise économique car ils sont des moments uniques qui connectent les entreprises, les organisations, les maîtres d’ouvrages, les prescripteurs, les visiteurs des filières, etc. Et ces acteurs vont avoir dans les mois à venir un besoin capital d’occasions de se rencontrer. Pour la transition énergétique, le salon BePositive 2021 sera un rendez-vous fondateur à une période, en mars, qui doit voir la concrétisation des conditions d’accélération de ce mouvement. Et grâce à notre connaissance des marchés et de leurs acteurs, nous œuvrons pour que ce soit une nouvelle fois un point de rencontre de toutes les énergies : un événement qui fédère tous les acteurs des filières bâtiment et énergie, qui favorise leur dialogue et leur convergence, qui accompagne leurs projets et leurs développements, et qui pousse leurs innovations. Pour reprendre notre baseline, que ce soit une opportunité pour construire ensemble le monde décarboné de demain.

Quels sont les partis pris de cette prochaine édition ?

Nous avons fait du smart, des matériaux biosourcés et de l’emploi-formation nos fils rouges. En effet, une vraie dynamique est enclenchée autour du numérique et de l’IOT qui entrent de plain-pied dans le monde du bâtiment, avec en ligne de mire des économies d’énergie et le développement des services. Les matériaux biosourcés eux aussi gagnent en performance. Ils profitent d’une nouvelle attractivité dans le secteur de la construction et d’une industrialisation de leur production. Et puis, je le disais, l’émergence d’un nouveau modèle à travers des approches différentes va imposer une évolution des savoir-faire et de nouveaux métiers. Il y aura des transversalités entre certains secteurs en perte de vitesse et d’autres en plein développement. Cet enjeu place le recrutement et la montée en compétences des salariés au cœur des stratégies des entreprises.

Pouvez-vous dévoiler d’autres éléments du programme de BePositive 2021 ? 

Les principaux acteurs des nouveaux systèmes énergétiques, du bâtiment durable, de l’énergie dans le bâtiment et du bois énergie, exposeront pour présenter leurs innovations et leurs solutions en faveur de la transition énergétique. Il y aura beaucoup d’animations comme des conférences, des fire camps, des études prospectives, le tout animé par les grandes fédérations. Nous aurons aussi des démonstrations en live, des formations et des retours d’expérience. Mais la nouveauté, c’est que le salon sera plus interactif. En nous appuyant sur les contenus, les services et les produits, nous allons jouer sur la complémentarité entre l’événement physique et l’événement digital. On proposera par exemple des solutions de webinars. Et nous allons aussi déployer, à destination de l’ensemble de nos publics – exposants, visiteurs et partenaires – des solutions d’intermédiation à distance comme du networking et des rendez-vous d’affaires via une appli mobile. L’occasion pour tous les participants d’être encore plus visibles et de se créer de nouvelles opportunités.

À huit mois de l’événement, que disent les premiers indicateurs ?

On ne peut pas encore donner de chiffres, mais la tendance est positive. Il y a une belle dynamique autour de cet événement qui est le seul salon français dédié exclusivement aux enjeux et aux solutions de la transition énergétique. À l’international, il bénéficie aussi d’une notoriété grandissante, notamment en Europe, au Maghreb et en Afrique. Malgré le contexte, tous les feux sont donc au vert, les partenaires et les entreprises nous font déjà part de leur enthousiasme à l’idée de se retrouver !

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter flash Stores & Fermetures


CHEF DE CHANTIER VRD H/F

COLMAR

CHEF DE CHANTIER VRD H/F

La société ALTER, implantée à Colmar, PME d’environ 70 salariés, spécialisée dans les travaux...


CHEF DE CHANTIER H/F

COLMAR

CHEF DE CHANTIER H/F

La société ALTER, implantée à Colmar, PME d’environ 70 salariés, spécialisée dans les travaux...


Métreur H/F

CHATILLON

Métreur H/F

Société DAS RAVALEMENT située à CHATILLON 92320 recherche METREUR...

Nous vous recommandons

L'édition 2021 du salon R+T est reportée à 2022

L'édition 2021 du salon R+T est reportée à 2022

La prochaine édition du salon leader mondial des fermetures, des portes/portails et de la protection solaire est reportée du 21 au 25[…]

29/07/2020 |
Equipbaie-Métalexpo rebondit en version digitale

Equipbaie-Métalexpo rebondit en version digitale

Artibat dématérialise l’édition 2020 de Cirq

Artibat dématérialise l’édition 2020 de Cirq

Nordbat 2020 confirmé pour les 13, 14 et 15 octobre 2020

Nordbat 2020 confirmé pour les 13, 14 et 15 octobre 2020