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Patrick Liébus, président de la Capeb : « Des entreprises travaillent à perte à cause des surcoûts »

La rédaction

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Estimation des surcoûts

• Entre 4 et 10% du cout journalier pour la co-activité/productivité : allongement des délais, coordination, phasage complexe à organiser, location de nouveau moyen de transport...

• Entre 2 et 4% du coût journalier pour les équipements : gants, masques, gel…

• Entre 4 et 8% du coût journalier pour la désinfection : décontamination, nettoyage du matériel, outillage supplémentaire…

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Patrick Liébus, président de la Capeb : « Des entreprises travaillent à perte à cause des surcoûts »

Patrick Liébus, président de la Capeb

La Capeb se félicite d’un bon redémarrage de l’activité artisanale dans le bâtiment depuis le déconfinement. Elle s’inquiète en revanche des surcoûts des mesures sanitaires pour les entreprises, estimés entre 10 % et 20 % du coût journalier.

Pour la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), la publication des recommandations sanitaires élaborées par l’OPPBTP et le déconfinement ont permis à une partie de l’activité de l’artisanat du bâtiment de repartir sur tout le territoire. Des enquêtes-flashs réalisées chaque semaine par le GIE Cerc auprès de 1 416 entreprises du bâtiment confirment ce redémarrage. « Depuis le déconfinement, nous constatons une hausse du redémarrage de l’activité du BTP estimée entre 50 % et 60 % par rapport à la situation d’avant crise sanitaire », explique son président Patrick Liébus.

Des situations très inégales

Cependant, même si la part des chantiers en activité “normale” est également en hausse en mai, cette activité n’est pas effective sur la totalité des chantiers. « Les situations sont très différentes dans le neuf ou en rénovation, ce qui explique la fourchette de notre estimation », poursuit-il. Il y a également de fortes inégalités territoriales : la part des chantiers en activité normale dans le Sud-Est de la France (36 %) et le Nord-Est (48 %) est plus importante qu’en Ile-de-France (22 %).
Certaines activités peinent en outre à reprendre, comme l’activité commerciale dont les carnets de commandes se sont drastiquement réduits pendant le confinement et qui mettront plusieurs semaines avant de se remplir à nouveau. La situation est également délicate dans le secteur des marchés publics qui n’ont pas encore tous ré-ouvert.

L’artisanat mis en danger par les surcoûts

Pour autant, la Capeb alerte sur un point important qui risque de compromettre la reprise et met en péril nombre d’entreprises : l’absorption des surcoûts.  « De nombreuses entreprises travaillent à perte aujourd’hui compte tenu du refus de nombre de clients, notamment particuliers, d’en tenir compte. Après deux mois d’arrêt ou de confinement, comment prendre le risque de perdre sa clientèle ? », explique l’organisation syndicale. Cette problématique est particulièrement préoccupante pour les entreprises artisanales.

Les délais de réalisation allongés

Dans l’attente de son étude exhaustive sur le sujet, la Capeb dévoile l’estimation des trois principaux postes de surcoûts : la co-activité, la désinfection et les équipements de protection (lire ci-contre). « La “co-activité”, englobant le transport, est le surcoût de production le plus lourd à supporter », explique Patrick Liébus. Ce poste peut représenter jusqu’à 50 % du surcout sanitaire total. « La distanciation sanitaire oblige les équipes, les salariés et les métiers à intervenir successivement sur un chantier, ce qui allonge, de surcroit en site occupé, les délais de réalisation. Perdre des heures, protéger efficacement ses salariés et ses clients, cela augmente les charges », poursuit le président de la Capeb.

Un surcoût incompressible pour redonner la confiance

« Bien sûr, pour le moment les entreprises font face, mais pour combien de temps ? », s’interroge-t-il. « À ce titre, la désinfection est un enjeu essentiel pour rassurer les clients et notamment les particuliers en entretien-rénovation en site occupé. Ce surcoût est incompressible pour redonner la confiance. À la nécessaire réorganisation sanitaire des chantiers pour mettre en œuvre les gestes barrières, s’additionnent les difficultés d’approvisionnement et une charge administrative en hausse liée à la Covid-19. »
Selon une première estimation, le surcoût varierait entre les différents types de marchés : entre 10 et 20 % en entretien/rénovation et 10 % dans le neuf
. « Cette situation est évidemment extrêmement préoccupante et pourrait conduire à de nombreuses défaillances d’entreprise si rien n’est fait. À moyen terme, l’expérience me dit que de nouvelles méthodes de travail, d’organisation, de phasage des chantiers seront à inventer ». 

Communiqué de presse Capeb du 25 mai 2020

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