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Covid-19, une filière presque à l'arrêt

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En attendant le Guide...

“Depuis plus d’une semaine, l’ensemble du secteur de la construction attend la diffusion du Guide des préconisations de sécurité sanitaire des activités de la construction en période d’épidémie de Covid-19. Ce document, établi par l’OPPBTP en lien avec toutes les organisations professionnelles d’employeurs et la quasi-totalité des organisations syndicales, doit toujours être validé par le Gouvernement.
Dans l’attente, la Fédération SCOP BTP invite ses adhérents à ne pas reprendre leurs chantiers car la priorité doit être donnée à la sécurité des salariés et à la lutte contre l’épidémie.
Au-delà, les mesures sanitaires établies dans le guide auront vocation à ne permettre la reprise que des seules activités relevant de l’urgence, du dépannage ou qui participent de l’intérêt général. Pour les autres, la prudence absolue doit rester la règle et nous amener à laisser nos chantiers à l’arrêt. Nous œuvrerons par la suite pour réunir les conditions nous permettant de rattraper les retards pris dans cette période.
En étant uni, le BTP fait part de son implication dans l’épreuve que nous traversons tous actuellement. En parlant d’une seule voix, il fait bloc pour que sa préoccupation principale que constitue la santé des salariés du secteur ne fasse l’objet d’aucune exception et qu’elle s’impose à tous les acteurs de la construction.”
(Communiqué de presse de la Fédération SCOP BTP)

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Covid-19, une filière presque à l'arrêt

© D.R.

Le Bâtiment dans son ensemble est touché de plein fouet par les dégâts collatéraux de la pandémie du Covid-19. Malgré les injonctions de la ministre du Travail, la majorité des entreprises du secteur des menuiseries extérieures, de la protection solaire et des fermetures se préoccupe d'abord de la santé des salariés quitte à arrêter la production, tout en se montrant solidaire avec les professionnels par des actes concrets.

Partie de Chine en début d’année, l’épidémie devenue pandémie de Covid-19 poursuit son chemin dévastateur, sans que l’on sache vraiment encore quelle en sera l’issue et sous quels délais. Si elle est avant tout un drame humain, cette période est aussi un défi économique pour les entreprises qui doivent protéger leurs salariés tout en préservant leur activité au maximum. Après un échange plus que musclé le 19 mars entre Muriel Pénicaut, ministre du Travail, qui avait stigmatisé les entreprise du bâtiment pour leur « manque de civisme » et Jacques Chanut, président pour quelques mois encore de la FFB, « scandalisé » à juste titre par le fait que les professionnels du bâtiment soient à nouveau montré du doigt, un accord a bien été signé le 21 mars pour essayer de maintenir une activité sans transiger avec la santé des salariés.
Sauf qu’en pratique, ce n’est pas si simple, d’autant que les responsables régionaux des syndicats professionnels (FFB et Capeb, notamment) continuent à s'opposer à une reprise des chantiers dans des conditions sanitaires insuffisantes. Ensuite, le secteur est soumis à la théorie des dominos... Certaines enseignes de négoce comme VM ou Point P – d’autres réseaux comme Bricoman restant ouverts – ont fermé leurs points de vente, pour raisons sanitaires mais aussi pour une question d’approvisionnement. Résultat : selon les chiffres rendus publics par l’INSEE le 26 mars, le marché de la construction affichait une baisse de 89% depuis le début de la crise sanitaire.
 

Les fabricants protègent leurs salariés

En fait, comme dans tous les métiers du Bâtiment, ceux de notre filière menuiseries extérieur, protection solaire et fermetures sont également confrontés à l’arrêt des sites de production des fabricants. Il leur a d‘abord fallu gérer les absences maladies et quarantaine ou pour garde d’enfants, les directives sanitaires, et enfin le confinement. Souvent la mort dans l’âme, il s’avérait finalement plus simple de fermer purement et simplement les sites d’une industrie considérée comme non essentielle...

Pour ne citer que les grosses poitures, les groupes Hydro (Technal, Sapa, Wicona), Liébot (K-line, MéO...) ou Hérige, mais aussi les gammistes comme le groupe Profine ou Veka ont pris la décision mi-mars de fermer leurs usines pour protéger leurs salariés, mais aussi leur faciliter la vie à l’heure ou établissements scolaires et modes de garde collectifs sont clos. Beaucoup de PME familiales et indépendantes ont fait de même, pour les mêmes raisons, mais aussi parce que les gammistes fermés, ils ne sont plus livrés en profilés et ne peuvent plus fabriquer, et que de toute façon les commandes sont de plus en plus réduire, voire inexistantes ! « Jusqu’au 16 nous allions très bien ! » explique Sabine Mariton, présidente de l’entreprise éponyme, spécialisée dans les moustiquaires. « Nous avons actuellement stoppé la fabrication et mis en télétravail les services supports tels que service clients, compta, informatique, BE, marketing etc... »...

Fermetures temporaires également du côté des fabricants de toiles de stores comme Serge Ferrari – qui a fermé ses usines en France, en Italie et une de ses deux usines suisses – ou son concurrent et voisin isérois Mermet, mais aussi du géant de la domotique Somfy sur ses sites français, italiens et tunisien ...

Là-encore, les services administratifs, généralement passés en télétravail, restent joignables, tout comme les commerciaux, même si leur activité est réduite, et les équipes SAV. Quelques exceptions demeurent cependant, comme le groupe Cadiou, dont le siège de Locronan (29) est situé dans une région moins touchée « Cadiou tourne certes au ralenti, mais nous sommes toujours ouverts et disponibles pour soutenir nos clients durant cette période difficile. » expliquait le 25 mars Emmanuelle Legault-Cadiou, présidente du groupe.

Les poseurs-installateurs, eux-souffrent sur le terrain. Sous confinement, seules les interventions d’urgence semble être autorisées : vitres cassées, volets roulants bloqués, portes forcée, serrures défectueuses... et même dans ce cas de figure, il devient parfois difficile de se procurer les pièces de remplacement.

Mobilisation pour les soignants
Même si leurs productions sont ralenties ou à l’arrêt, bon nombre d’entreprises se sont cependant mobilisées à travers diverses actions, en faveur principalement du personnel soignant. Nous ne feront pas ici une liste exhaustive, mais force est de constater que la filière sait ce que solidarité veut dire. Dons de masques, de gants, de tenues de protections aux établissements de soins de la région, elle apporte sa contribution à “l’effort de guerre” contre le virus dévastateur. Parmi les plus spectaculaires, celui annoncé par Somfy le 29 mars : 9 950 masques chirurgicaux, 390 masques FFP2, 300 sur-blouses, 24 litres de gel hydro-alcoolique au profit du centre hospitalier Alpes-Léman de Contamine-sur-Arve (74), entre Bonneville et Annemasse.

D’autres ont mis leur savoir-faire au service d’équipements de secours. Plusieurs exemples de réactivité, et autant d’imagination et d’innovation au service de la collectivité. Un exemple : Aluconcept qui a changé un temps d’activité. « Nous avons décidé en moins de 24h, avec notre confrère Bâche Selector, de fabriquer des bulles de protection sur-mesure pour les brancards des ambulances du CHU de Dijon. Nous essayons tous de valoriser notre expertise au service du monde médical qui est en première ligne et nous protège chaque jour ! » a annoncé la société sur les réseaux sociaux.

Vers un redémarrage progressif ?
Combien de temps encore les acteurs d’un secteur déjà fragilisé pourront-ils tenir ? Déjà, on parle de reprise sur certains sites. Le 25 mars, le groupe Hérige faisait savoir dans un communiqué que la production allait repartir. Veka et Profine, qui avaient annoncé le 20 mars l’arrêt de la production pour quinze jours devraient également reprendre prochainement leur activité après s’être assuré de la sécurité de ses salariés. Sepalumic avait fixé une date de reprise au 6 avril. De son côté, Tellier Menuiseries a annoncé ce lundi 30 mars, dans un communiqué, la reprise de ses activités « Chaque point a été débattu longuement avant chaque décision. Nous avons construit un protocole de santé renforcé édité en interne qui dépasse très largement les préconisations officielles et pour lequel nous avons obtenu validation par la médecine du travail. Chaque salarié l’a accepté et s’engage à son respect le plus strict. La santé de nos collaborateurs restant notre priorité absolue, nous sommes convaincus qu’il est également de notre responsabilité d’apporter notre contribution à la vie économique de vos entreprises. Nous avons donc choisi de redémarrer l’ensemble de l’activité Tellier à compter du 02 avril. »
A quand un retour à la normal ? Personne ne le sait vraiment. Quel qu'en soit le risque pour leur entreprise, les industriels comme les entreprises de posent ne veulent surtout pas mettre en danger leurs salariés. Ils attendent toujours la validation par le gouvernement du Guide des préconisations de sécurité sanitaire des activités de la construction en période d’épidémie de Covid 19 (lire ci-contre). Malgré les injonctions du ministère, la santé et l'humain priment.

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